Les maux pour le dire

Combien de fois avons-nous renoncé à nous exprimer, senti la rage monter ? Avons-nous renoncé à dévoiler nos pensées de peur de blesser, de la réaction que nous pourrions provoquer ? Comment trouver les mots pour le dire ?

Un être civilisé apprend à bien se comporter, contrôler ses émotions, besoins…

Nous apprenons à lire le français, les subtilités du langage, les codes de la société dans laquelle nous vivons, ce que nous devons faire pour être accepté. Mais nous n’apprenons pas à écouter notre corps, ressentir nos émotions, quels sont les messages qu’ils nous transmettent, quels sont nos besoins fondamentaux qu’ils expriment. Se connecter à ses cette partie instinctive, fondamentale de notre être, est considéré comme quelque chose de dangereux. Ah non il ne faut laisser cette affreuse bête en cage et ne surtout pas la faire rentrer dans le salon elle risquerait de tout bousculer, tout détruire !

 

… jusqu’à ce que la cocotte-minute émotionnelle déborde !

Au départ votre gentil petit chien, votre nature intérieure, vient vers vous gaiment contre vous, jappait doucement, murmurait : tu sais j’aurais besoin de me détendre, j’en aie plein le dos du boulot, j’ai besoin de m’étirer, de faire une petite balade en forêt. Mais voilà vous l’avez enfermé dans une cage étroite en disant : plus tard, j’ai des dossiers à plier, je n’ai pas de temps à m’accorder, ce n’est pas essentiel. D’abord il a attendu, il vous a obéit, parce qu’il est bien dressé ce gentil petit canidé domestique, il vous aime tellement. Le temps a passé, vous avez continué à l’ignorer. Il a commencé à changer, grossir, il s’est nourrit de ce que vous lui donniez (frustration, rancune, humiliation….) il a changé, il est devenu un loup féroce qui a oublié ce dont il avait besoin à l’origine (détendre son corps, évacuer le surplus émotionnel des dures journées de travail), sa nature fondamentalement, joyeuse et aimante, s’est transformée. Maintenant guette l’instant où il pourra sortir de cette cage et libérer sa rage, hurler, vous clouer au lit, vous faire tout lâcher pour partir à l’autre bout du monde en solitaire.

Comment faire revenir sa nature instinctive à son état originelle ?

La personne dont nous avons le plus peur est nous-mêmes. Nous avons peur de ce que nous sommes, de découvrir que nous sommes des monstres, d’être rejeté, exclu du groupe, de perdre tout ce que nous avons construit avec acharnement est qui est essentiel au développement de chacun : une sécurité physique (subvenir à ses besoins de base), affective (amoureuse, amicale, familiale), sociale (reconnaissance par ses pairs). Mais où sont passés nos besoins dans tout ça ? Est-ce que le monde que nous avons construit nous correspond vraiment ? Que dit le cœur de tout ça ? Car c’est lui qui donne le sens à la vie, quand on perd cela tout les arguments rationnels, adressés à la tête, sont impuissants à apaiser ce cœur en souffrance qui hurle sa détresse. Vous ne pouvez pas le leurrer, vous pouvez avoir la plus carrière du monde si elle ne vous correspond pas, si votre vie ne remplit pas vos aspirations, besoins profonds, le cœur finira toujours pas vous rappeler que quelque chose ne va pas. Il s’agit parfois juste de quelque chose à ajuster, avoir des besoins d’écrire ne veut pas dire qu’il faille se lancer dans une carrière d’écrivain. Parfois il s’agit de choses plus profondes, comme les fondements de son couple, bases qui au départ paraissaient solides et quand on a construit sa vie dessus pendant des années en rajoutant enfants, maison, se sont avérées plus fragile que ce que l’on pensait.

Vous pouvez retrouver chaque mois mes articles sur le blog de Spirivie. Ils sont également disponibles et archivés sur mon site un mois plus tard.

Je souhaitais écrire depuis longtemps des articles de vulgarisations ludiques, utiles et accessibles à tous, je suis donc très heureuse de vous partager ces publications. J'espère qu'elles vous seront utiles à vous et vos proches :)